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| L'huile d'olive |

Le visiteur de passage en Haute-Provence, non exercé à l’olivier et à sa culture, qui vient visiter le val de Durance, le plateau de Valensole ou encore le pays de Forcalquier, passe sans voir les oliviers, qu’il confond facilement avec les chênes verts.Par contre, le connaisseur passionné le reconnaît dans les collines, mais passe à son tour, car il ignore qu'en Haute-Provence, poussent dans des lieux abrités des oliviers d'une rare splendeur et surtout très anciens.
Ces oliviers, qui incontestablement sont des "Aglandaoü", côtoient aussi des variétés plus anciennes à qui leur a été donné le nom de "Filaïre, Estoublaïsse ou encore Grappier du Mont d'Or..."
Les troncs trapus, les mates volumineuses et corrodées par le temps, les ramures vigoureuses et le feuillage dense et retombant, donnent à certains d'entre eux des allures majestueuses. |
Le terroir | Plusieurs aiment à dire qu'ils sont là depuis l'époque romaine, mais aucune trace et aucun écrit ne permettent de l'affirmer. Par contre, leur observation détaillée prouve qu'ils sont présents depuis 500 ou 600 ans, voire davantage. Il est vraisemblable qu'ils furent implantés lors de l'installation des premiers prieurés, soit depuis le 9e siècle de notre ère.
Toujours situés à l'adret des coteaux, à des altitudes moyennes variant de 400 à 700 mètres, ils jouissent d'un microclimat particulier qui les met à l'abri des insectes et des champignons parasites qui leur sont habituels en plaine. Ces oliviers se développent à l'intérieur de biotopes spécifiques où la main de l'homme n'intervient pratiquement que pour les nettoyer, les tailler et bien sûr les récolter. |
La production | Les récoltes des oliveraies les mieux entretenues sont régulières et abondantes, entre 20 et 30kg d'olives par arbre.
Les olives charnues, autrefois apportées aux moulins des villages, donnent un rendement en huile élevé, supérieur à 20%.
L'huile est d'un fruité exceptionnel, sa couleur est d'un vert soutenu et sa saveur onctueuse. Ses arômes dominants sont l'artichaut et la poire cuite, qui selon les terroirs, s'accompagnent d'un goût de verdure qui rappelle la feuille de l'olivier.
Des écrits, dont les plus vieux datent du 19e siècle, témoignent que l'huile d'olive de Haute-Provence a toujours été reconnue pour sa qualité. Elle est régulièrement primée au concours général agricole de Paris, où elle reçoit chaque année une médaille d'or, d'argent ou de bronze, attribuée aux moulins ou producteurs qui la présentent.
Les moulins, au nombre de 7, ont, pour la plupart, adapté leurs installations aux techniques modernes de fabrication de l'huile. Mais, quels que soient ces équipements, qui vont des broyeurs à marteaux ou à disques aux systèmes de
centrifugation, l'huile conserve sa propriété originelle qui est celle d'un pur jus de fruit.
Ainsi, l'huile d'olive de Haute-Provence, issue de l'originalité de son terroir et de la typicité de ses variétés, tout comme du savoir-faire apprécié de ses mouliniers, a amené la profession à faire appel à une AOC qu'elle a obtenue lors de la réunion du Comité National des Produits Alimentaires à Paris, le 23 juin 1999. Elle est la troisième après celles des pays du Nyonsais et des Baux de Provence. Terroir, variétés et climat, associés par la nature, nous transmettent aujourd'hui un produit authentique aux couleurs chaleureuses et aux arômes particuliers très intimement lié à la gastronomie du Haut Pays Provencal. |

Syndicat AOC Huile d'Olive de Haute Provence
Avenue Charles Richaud
04700 Oraison
Tel. 04 92 79 40 40 ou 0820 16 40 30
Fax 04 92 78 70 70 ou 0820 16 60 70 |
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