Chambre d'Agriculture
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L’évolution des grandes cultures s’inscrit aujourd’hui dans un contexte difficile. En effet, le rééquilibrage et le découplage des aides imposé dans le cadre du bilan de santé de PAC a globalement conduit à une diminution des aides. Les exploitations exclusivement tournées vers la production des grandes cultures ont été les plus impactées. La fluctuation des prix (intrants et produits agricoles) impose une certaine instabilité économique des exploitations.
Cependant, malgré les difficultés, le département des Alpes de Haute Provence a des atouts, notamment au niveau de la qualité de sa production de blé dur. On peut noter, à ce niveau, que le blé dur est la grande culture principale du département : près de 16.000 hectares.
En zone de montagne et de haute montagne, l’élevage et la polyculture domine. Ce sont des zones défavorisées au niveau du relief et du climat, on y cultive donc des céréales comme l'orge ou le triticale.
Dans les basses vallées de la Durance, de la Bléone ou de l'Asse, on favorise un grand nombre d'autres grandes cultures, blé dur, maïs, pois, luzerne... Les vallées plus ou moins encaissées et l’irrigation favorisent aussi le développement des activités semencières.
Enfin, les plateaux du sud : plateaux de Valensole et de Puimichel, pays de Forcalquier sont aussi le siège de bon nombre d’exploitations de grandes cultures. Lorsque ces zones sont irriguées, elles se révèlent très productives avec les mêmes cultures que dans les vallées ; par contre, au sec l'agriculture se limite à des céréales à paille, du colza en rotation avec de la lavande ou du lavandin.
Aujourd'hui, le découplage des aides PAC conduit à une adaptation des stratégies des producteurs de grandes cultures. Les aides étant de moins en moins liées à la production de telle ou telle culture, les agriculteurs doivent, trouver la rentabilité de leurs productions dans une meilleure maîtrise technique et l’optimisation de la valeur ajoutée.
Bien entendu, l'évolution des techniques agricoles ne pourra plus et ne peut plus s'envisager comme autrefois. Avant, l'objectif visait à améliorer la production, maintenant il faut améliorer les marges en gérant au mieux le travail du sol, la mécanisation.
Orge, blé tendre, triticale pour les principales, puis avoine, seigle pour les secondaires, et encore localement maïs, voilà les constituants de ce qu'il est convenu d'appeler « les céréales de montagne ». Elles représentent un peu plus de 5 000 hectares pour plus de 900 exploitations. Souvent auto-consommées, la répartition de ce type de cultures est fonction des conditions locales et climatiques. Si l'orge est répartie sur l'ensemble de la zone, le maïs reste lui très localisé en fond de vallée sur des secteurs ou l’irrigation est possible.
On peut dans ce constat rajouter le plateau de Forcalquier, avec 6 000 hectares supplémentaires, et des surfaces de blé tendre plus importantes. Quant au triticale, il reste une production typique des zones de montagne et plateaux. Céréales de montagne et productions fourragères, deux cultures qui tiennent leur place dans le contexte économique des Alpes de Haute Provence.
Ces productions ont aussi le mérite de maintenir un espace agricole ouvert, un paysage agréable à regarder. C'est aussi un aspect économique qu'il ne faut pas négliger.

Productions conséquentes sur notre département avec plus de 70.000 hectares de surface toujours en herbe, dont 75 % sur les communes « montagne de Haute Provence ». Si la prairie permanente couvre des surfaces importantes, les prairies temporaires restent un élément essentiel dans l’assolement des exploitations agricoles. Plus productives, elles sont par voie de conséquence plus exigeantes et demandent plus d’attention pour leur culture.
Généralement auto-consommées, soit en pâture des animaux, soit stockées en foin pour une redistribution hivernale, les excédents sont commercialisés sur la région PACA ou exportés vers l’Italie.
A l'ensemble des 1 200 éleveurs de la zone concernée, qui produisent tous du fourrage, il faut aussi ajouter les agriculteurs spécialisés en productions végétales. Cette production est présente sur la plupart des exploitations de ce département, la totalité de celles-ci se trouvant en zone de montagne. Parmi les espèces cultivées, on peut citer la luzerne, le trèfle, le dactyle, la fétuque, le ray grass et, bien entendu, le sainfoin.
Grâce au progrès de la génétique, aujourd'hui on envisage d'exploiter le sorgho et le maïs en ensilage sur ces secteurs difficiles. Auto-consommé, donc transformé ou commercialisé, l'impact économique et d'occupation de l'espace de cette production est loin d'être négligeable puisqu'elle se place au premier rang du département, avec environ 50 % de la surface agricole utilisée.

Le fruit des Alpes doit sa renommée aux qualités que lui procure le terroir des vallées des Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes. L’arboriculture y est traditionnelle et l’on retrouve des exploitants qui sont arboriculteurs depuis quatre générations. Mais l’arboriculture des Alpes de Haute Provence est aussi un puissant moteur économique de la région. Elle représente 30 % du produit brut agricole, elle est le principal employeur de main d’œuvre et elle entraîne toutes les activités annexes liées aux fruits tant d’amont que d’aval.
C'est aussi un secteur dynamique qui a connu un formidable essor à la production, avec le doublement des superficies en 10 ans et de gros investissements lors de la création ou de la modernisation de nombreuses stations de stockage conditionnement, investissements qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d'Euros pour ces 5 dernières années.
A l'exception des trois petits bassins fruitiers :
Dans le département des Alpes de Haute Provence, la configuration même de la vallée de la Durance a entraîné des typologies d'exploitations différentes.
Dans la zone de Manosque, où la vallée est large, se trouve la majorité des exploitations de plus de 30 hectares de vergers. Ce sont des exploitations en monoculture pomme et commercialisant à 70 % sur l'export grâce à des stations de stockage-conditionnement.
Au nord de Sisteron, la vallée de la Durance (et celle de son affluent le Buëch) se rétrécit. L'arboriculture se développe à des altitudes comprises entre 500 et 900 mètres. La taille des exploitations y est plus petite même si on assiste actuellement à une augmentation des plantations. Les exploitations, autrefois à dominante poirier, sont maintenant à dominante pommier. Golden représente 80 à 90 % des surfaces de pommiers car cette variété a une qualité reconnue, notamment du fait de l'altitude. La commercialisation se fait essentiellement sur le marché français, avec un fruit jaune et de gros calibre.
C'est dans cette région que l'on trouve des nouveaux venus à l'arboriculture de par la crise de l'élevage ovin et la faible rentabilité de la céréaliculture, mais aussi du fait de la mise à l'irrigation de nouveaux périmètres et de l'attrait des forts revenus procurés par les vergers de Golden à la fin des années 1980.
Entre ces deux extrêmes, dans la zone de transition, notamment dans le carrefour Bléone Durance au sud de Sisteron, la typologie des exploitations est différente, avec de nombreuses espèces : pommiers, poiriers, pêchers, abricotiers et oliviers dans la région des Mées, pommiers, oliviers, amandiers sur Valensole, voire des cultures maraîchères associées sur Entrevaux.

Golden est la variété qui domine nettement au nord de Sisteron, tandis qu'au sud la diversification est plus grande : Golden, Granny, Rouges Américaines (Redchief...) et ces dernières années, implantation des variétés bicolores : Gala, Braeburn Fuji.
L'éventail des variétés est plus diversifié, allant de la poire d'été (Williams) à la poire d'hiver (Passe Crassane), en passant par des variétés d'automne comme Louise Bonne. Le pourcentage de Passe Crassane, très implantée autrefois, diminue du fait des plantations récentes de Williams et de différentes poires d'automne : Conférence, Abbe Fetel, Comice...
Pêches blanches, pêches jaunes, nectarines et brugnons sont cultivés dans un esprit d'étalement de la production dans les quelques exploitations tournées vers le pêcher, mais l'essentiel des variétés cultivées mûrissent après fin août.
Force du département, car c'est grâce à ses nuits froides lors de la récolte que Golden prend sa face rosée si recherchée ; le climat est aussi le principal handicap de l'arboriculture.
Dans cette région de montagne méditerranéenne, l'irrigation des vergers est obligatoire. D'autre part, le relief accentue les risques de grêle, faisant grimper les taux des assurances. Les filets paragrêles se sont développés grâce aux nouvelles techniques de structures allégées.
Enfin, cette zone de montagne connaît des risques de gelée au printemps obligeant, quand les ressources en eau le permettent, à l'installation d'une protection antigel par aspersion voire, marginalement, à l'installation de brasseurs d'air (les winds machines des USA).
Plus de 170 000 tonnes de pommes sont produites dans les deux départements alpins, représentant 10 % de la production française. Les investissements stockage-conditionnement ont été nombreux ces dernières années, avec équipement de chaînes de calibrage électronique aptes au tri couleur, installation de stations frigorifiques performantes (chambres en atmosphère contrôlée avec surveillance automatisée et informatisée...)
Face au bouleversement mondial que connaît le marché de la pomme, la situation de l'arboriculture alpine traverse une nouvelle crise, mais la présence d'un outil technique performant et le dynamisme des hommes sont un gage pour l'avenir.

Sérieusement ébranlée, presque anéantie par le gel de 1956, l’oléiculture a courageusement relevé la tête. Quelques passionnés ont remis en culture des oliveraies (olivettes comme on dit ici) abandonnées, et effectué quelques plantations nouvelles. Aujourd’hui, les techniques d’irrigation accompagnent ces nouvelles plantations d’une production qui se développe, avec ses 2 600 oléiculteurs et leurs presque 150 000 arbres.
Le verger est situé le long de la Durance, avec quelques plantations dans la zone des plateaux, sans oublier la petite oliveraie d'Entrevaux. Ce verger, à forte dominance de la variété locale « Aglandau » et l'huile produite par la trituration dans les moulins offrent au consommateur un goût typique, avec une coloration verte. Ces caractéristiques exceptionnelles ont conduit à la reconnaissance de l'AOC Huile d'Olive de Haute-Provence.
Culture millénaire, que serait le paysage sans ses oliviers ? Une remise en culture dans des sites remarquables s'inscrit parfaitement dans les objectifs agri-environnementaux.
Le point commun entre les plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PAPAM), c'est qu'elles sont produites dans le but d'extraire (par infusion, cuisson, centrifugation, extraction à la vapeur d'eau ou solvants) un composant naturel que l'on nomme principe actif. Pour le reste, ces plantes sont extrêmement diverses, et il faut bien reconnaître que le regroupement sous un même terme désigne une multitude de micro productions.
Dans les Alpes de Haute Provence, les PAPAM cultivées et mises en marché sont majoritairement représentées par des plantes à parfum (90 %). Le plateau de Valensole et la région du bassin de Forcalquier-Banon représentent la plus forte production d'huile essentielle de lavandin. Ces PAPAM représentent 10 000 hectares, répartis sur 700 exploitations.

Entre 50 hectares et 100 hectares par espèce, nous avons l'hysope, la menthe, l'estragon, la sauge officinale.
De 1 à 10 hectares : le thym, la sarriette des montagnes et des jardins, la camomille romaine et les matricaires, le fenouil, la rose de mai, les menthes douces (spearmint).
Moins d'un hectare : la mélisse, le millepertuis, la petite absinthe, la santoline, l'immortelle, l'iris, la violette, l'origan.
Les PAPAM restent un secteur important de l'économie de notre département, et les productions sont sujettes à des aléas économiques importants. Certaines productions sont concurrencées par des importations d'origines diverses, il s'agit essentiellement de marchandises très bon marché. Notre production ne peut donc se démarquer que par la qualité.
La concurrence des produits artificiels de l'industrie chimique est omniprésente, tant en parfums, arômes, qu'en médicaments et colorants. En fait, la définition de ce qui est naturel et de ce qui ne l'est pas est très discutée et est sujette à diverses interprétations. La tendance actuelle va vers des produits plus naturels, même si ce marché échappe à la véritable production et est issu de fermenteurs industriels ou de micro-organismes vivants produisant le même principe actif recherché. Il existe un réel regain d'intérêt pour ces plantes, notamment aromatiques et médicinales.
Notre département a toujours été connu pour ses cultures porte-graines : une réputation, un label pour les semences potagères et florales. « Les Graines de Dabisse » : cette réputation demeure vivace chez un grand nombre d'établissements qui ont travaillé dans les Alpes de Haute Provence.
Le val de Durance, la région de Forcalquier, le Sisteronnais, la région de Digne et le plateau de Valensole sont des zones traditionnelles de production de semences fourragères, potagères, florales et céréalières. Depuis quelques années, une diversification s'opère avec les betteraves sucrières, le maïs, le soja, le tournesol et le pois protéagineux.
Les Alpes de Haute Provence présentent plusieurs types de climats, de reliefs, et des sols permettant des potentialités incomparables pour la multiplication des semences.

La salade de plein champ est représentée par les chicorées : la frisée et la scarole (2/3-1/3) sur un créneau de production d’avril à octobre. Cette production, bien adaptée à la région de Forcalquier s’est développée à partir du début des années 80 chez des agriculteurs auparavant voués aux grandes cultures. La salade représente près de 200 hectares répartis sur la région de Forcalquier. Elle aboutit sur votre table à travers un circuit court (vente en frais) ou « emmaillotées » par des sachets fraîcheur 4ème gamme.
La culture du melon est particulièrement développée dans la région de Forcalquier. Les melons de cette région bénéficient d'une notoriété inégalée. Celle-ci est principalement due au terroir, au climat et au savoir-faire des producteurs.
Les autres cultures maraîchères (ails, poireaux, courges, courgettes, fraises, asperges...) sont surtout l'apanage de petits producteurs de « ceintures vertes » autour des grandes villes (Manosque, Digne, Forcalquier, Sisteron...) ou de producteurs ayant constitué un circuit de commercialisation rémunérateur (les producteurs de la région d'Entrevaux commercialisent leur production sur le marché de la Côte d'Azur).
La pomme de terre, ne représente plus que 100 à 200 hectares sur le département des Alpes de Haute Provence. Celle-ci est essentiellement présente tout le long de la vallée de la Durance et de ses affluents (Bléone, Asse...) et dans la région de Forcalquier, mais on la retrouve également disséminée aux quatre coins du département (Seyne, Barcelonnette, Entrevaux, Méailles... Ah ! le goût de la pomme de terre de montagne !) Comme on ne met jamais tous ses œufs dans le même panier, on y trouve Iroise, Charlotte, Nicola, Claustar, Mondial ou Superstar, mais la reine incontestée c'est la Monalisa, qui représente à elle seule 80 % des surfaces.
Economiquement, le poids de la filière légumes de plein champ représente 15 % du produit brut agricole du département, et la moyenne d'âge des « maraîchers » est bien inférieure à celles des autres filières.

2005-2009 : un développement significatif
Développement de l'agriculture biologique dans les Alpes de Haute-Provence :
| 2005 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 |
Producteurs (nb) | 138 | 157 | 162 | 184 | 208 |
Surfaces (en ha) | 10 973 | 13 285 | 13 930 | 12 105 | 12 622 |
Part de la SAU du département | 7,1 % | 8,2% | 9,3% | 8,1% | 8,1 % |
Données : Agence bio
Le département des Alpes de Haute-Provence est un département rural. Les bassins de vie les plus importants de la région se situent sur la Côte d'Azur et l'axe Aix-Marseille.
Le mode de production bio favorise :
Les productions biologiques sont très diversifiées et la plupart des producteurs commercialisent leurs produits en circuits courts.
Les Alpes de Haute Provence sont un département très contrasté, composé de petites régions aux contraintes naturelles (climat, sol) et aux paysages agricoles (plaines, plateaux, montagne) variés. Une contrainte est, à des degrés divers, présente partout : le caractère chaud et sec de la période estivale. Les ressources en eau sont, par contre, importantes en montagne et à proximité de la Durance et Verdon (réserves de Serre Ponçon et de Sainte Croix), mais dès que l'on s'éloigne de celle-ci (plateaux et vallées), les ressources sont beaucoup plus rares. Ainsi, durant les étés secs de 2003 à 2006, de gros problèmes d'alimentation en eau des réseaux gravitaires et des nappes phréatiques ont été subis par les agriculteurs.
Aujourd'hui, 20 000 hectares environ sont irrigables, soit 15 % de la SAU, la plus grande partie exploitée dans l'ouest du département autour de la Durance. 60 % par réseau sous pression autour de réalisation de taille moyenne à grande (500 à 3.500 hectares), 40 % par réseau gravitaire, dont 2 gros réseaux (Manosque et La Brillanne) et une multitude de réseaux de taille réduite, essentiellement en zone de montagne. Beaucoup de ces petits canaux sont menacés de disparition car laissés progressivement à l'abandon. L'hydraulique individuelle s'est fortement développée depuis 1980, elle représente environ 15 % des surfaces irrigables.

Les principales productions irriguées sur le département sont les arbres fruitiers (pommiers, poiriers, pêchers...), essentiellement situés autour du val de Durance. Ces surfaces sont en constante augmentation. Le principal mode d'irrigation est l'aspersion sur frondaison, très souvent antigel, ce système étant pratiquement obligatoire pour assurer une récolte régulière. Le goutte à goutte est quasi inexistant, le mini diffuseur s'est légèrement développé et quelques secteurs continuent d'utiliser le gravitaire (L'Escale, Manosque).
Pour les grandes cultures d'été l'arrosage se fait principalement à l'enrouleur. Des systèmes de rampes frontales ou de pivots sont aussi utilisés dans les parcelles qui le permettent. Les autres systèmes gravitaires (sud du val de Durance) couverture intégrale sont également très répandus. Le pivot a connu, entre 1989 et 1992, un développement important. Aujourd'hui, les investissements en irrigation sur ces cultures sont plus modestes.
Les productions légumières, en augmentation générale en raison de la déprise des céréales, s'arrosent essentiellement à l'aspersion (salades, pommes de terre, tomates) ou au goutte à goutte (melons).
Les fourrages irrigués, surtout situés en zone de montagne, s'irriguent eux souvent en gravitaire mais aussi à l'aspersion quand l'aménagement est peu coûteux.
Enfin, signalons que de nombreuses cultures autrefois menées au sec commencent à s'irriguer de manière significative aujourd'hui (oliviers, truffiers...) et que se sont développées des plantes aromatiques nécessitant des quantités d'eau non négligeables (menthe, estragon...)
Si les années 80 se sont caractérisées par une politique d'aménagement hydraulique très dynamique, il est certain qu'il sera plus difficile dans les années à venir de continuer sur le même rythme :
les zones les plus faciles à équiper l'ont été, et aujourd'hui il faut s'occuper des projets compliqués et donc plus coûteux.Toutefois, les évolutions récentes de la PAC (découplage) et la volatilité des prix agricoles peuvent redonner un nouvel intérêt à l’irrigation. L’eau permettant la stabilisation des rendements et la diversification des productions.
Enfin, un élément moteur de l'aménagement hydraulique du futur sera la nécessité d'économiser l'eau. A ce titre, la reconversion du gravitaire à l'aspersion, en particulier le long de la Durance, ne doit pas être abandonnée, tout en conservant bien sûr le souci de la rentabilité de cette reconversion pour les agriculteurs. Quant à la conduite des irrigations, il sera plus que jamais vital de maîtriser les quantités d'eau afin de diminuer la charge financière et d'améliorer la qualité des produits agricoles.

L’histoire de la viticulture remonte sur le département à l’Antiquité. On peut considérer que la vigne et l’olivier sont les cultures les plus anciennes de notre région. Cette culture a su traverser de grandes périodes de crise et surmonter de nombreuses catastrophes « naturelles » : phylloxéra, oïdium, canal EDF, primes d’arrachage, pyramide des âges, ne sont pas venus à bout de cette production. Aujourd’hui encore, les Coteaux de Pierrevert retrouvent leur dynamique de première jeunesse. Avec une production départementale d’environ 50.000 hectolitres par an, la filière a su tirer profit de la diversité de produits tels que : rosé fruité, vins de cépages, vin de pays des Alpes de Haute Provence, AOC Coteaux de Pierrevert.
La production de raisin et aujourd'hui transformé par :
la Cave coopérative des Coteaux de Pierrevert, qui regroupe les producteurs de Pierrevert, Montfuron, Sainte Tulle, Volx, Villeneuve, Quinson, Montmeyan, Montagnac, St Laurent du Verdon, Manosque, Sainte Tulle, Corbières, Beaumont de Pertuis, St Martin de Brômes, Gréoux les Bains, Dauphin, Reillanne...
et 7 caves particulières :
La surface plantée est de plus de 1 000 hectares.
Bien que les stocks soient très faibles, il convient de s'intéresser à l'évolution des habitudes de consommation afin d'adapter les produits et anticiper ainsi sur les besoins du consommateur. Mais l'action commerciale va porter aussi sur des opérations de promotion plus directes : participations aux manifestations locales, signalisation routière des bassins de production, publicité sur lieux de vente, accueil de la clientèle, suivi commercial individuel.